Les relations du travail au Québec
Des témoins tracent la ligne du temps

1987

Fondation de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec

Le 2 décembre 1987, trois fédérations syndicales d'infirmières et d'infirmiers fusionnent pour donner naissance à la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), qui deviendra une des centrales les plus combatives dans le secteur de la santé.

  • + Description

    En 1987, la Fédération des infirmières et infirmiers unis (FIIU), la Fédération québécoise des infirmières et infirmiers (FQII) et la Fédération des syndicats professionnels d'infirmières et d'infirmiers du Québec (FSPIIQ) fusionnent en une seule fédération : la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ). Plusieurs membres de ces fédérations autonomes, plus particulièrement ceux de la FQII, sont des syndiqués autrefois affiliés à la CSN qui ont claqué la porte de cette centrale durant la crise qu’elle a connue dans les années 1970. 

    La FIIU, la FQII et la FSPIIQ ont commencé à collaborer périodiquement au tournant des années 1980 et s'unissaient lors de luttes où leurs objectifs convergeaient. Au moment de la négociation dans le secteur public en 1982, elles ont tenté de se réunir au sein d'une coalition temporaire baptisée Regroupement des infirmières et infirmiers du Québec (RIIQ). L'expérience s’est toutefois soldée par un échec, car les divisions demeuraient encore trop prononcées entre les trois fédérations.

    En 1986, après avoir démarré les négociations avec le gouvernement chacune de leur côté, la FIIU, la FQII et la FSPIIQ essaient à nouveau de faire front commun. Cette fois-ci, la stratégie fait mouche. Des ajustements salariaux ont entre autres été arrachés grâce à cette alliance. En février 1987, Raymonde Bossé, présidente de la FIIU, Diane Lavallée, présidente de la FQII et Hélène Pelletier, présidente de la FSPIIQ, proposent publiquement de souder les rangs. Le 30 septembre, 90 % des délégués votent lors d'un référendum en faveur de la fusion des trois fédérations. La FIIQ naît le 2 décembre et Diane Lavallée est élue à sa tête. La nouvelle centrale réunit 37 000 membres, auxquels s'ajouteront près de 8 000 membres l'année suivante. La FIIQ devient l'une des centrales les plus combatives dans le secteur de la santé. Dès la négociation de 1989, ses membres feront un coup d'éclat en refusant de faire des heures supplémentaires, puis en déclenchant une grève générale illégale.

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