Les relations du travail au Québec
Des témoins tracent la ligne du temps

1982

Sommet économique de Québec

Alors que le Québec s'embourbe dans une pénible récession, le gouvernement du Québec convoque les syndicats à une rencontre de concertation. L'idée d'inventer un fonds de relance y émerge.

 
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    Au début des années 1980, la récession sévit et secoue le marché de l'emploi. Soucieux de trouver des solutions, le premier ministre René Lévesque organise un sommet économique qui s'ouvre le 5 avril 1982 dans un contexte morose. Il réunit des représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats. C’est le troisième sommet organisé par l’administration du Parti québécois, après ceux de 1977 et 1979.

    Le gouvernement y dévoile la précarité des finances publiques qui souffrent d'un manque à gagner de près de 700 millions $. Pour renflouer ce trou budgétaire, il suggère pour la première fois de demander des sacrifices aux employés de l'État, de même ordre que ceux que les travailleurs du secteur privé sont déjà contraints d'accepter.

    Louis Laberge, président de la FTQ, évoque alors l'idée de mettre sur pieds un fonds d'investissement pour créer et maintenir des emplois. Ainsi, les discussions débouchent sur la création d'un fonds de relance pour la construction domiciliaire baptisé Corvée-Habitation. Sous le signe de la concertation, les employeurs du milieu de la construction, le gouvernement et les institutions financières participent à ce projet, tout comme les syndiqués qui voient un montant prélevé à la source de leur cotisation à un régime de retraite. Le programme créera des dizaines de milliers d'emplois.

    Malgré l'unanimité autour de ce fonds d'investissement, le Sommet économique de Québec met la table à un bras de fer entre le gouvernement et les salariés des secteurs public et parapublic, qui se réglera à coups de lois spéciales dans les mois qui suivront.

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